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Des minéraux chélatés hautement assimilables

La dernière génération de chélates a été autorisée en 2010 par l’Union Européenne, dans laquelle le métal est lié à l’hydroxy analogue de la méthionine (ou HMTBa). MINTREX® est une gamme de chélate de Zn, Cu et Mn enregistré dans l’Union Européenne comme additifs pour toutes espèces animales. Ils correspondent à la définition chimique des chelates: le cation métallique, Zn, Cu ou Mn est fixé à un ligand par au moins deux liaisons de coordination covalentes définissant un cycle. Cette structure moléculaire protège les oligo-éléments des antagonistes de l’absorption minérale dans l’intestin. Il en résulte une bio disponibilité fortement améliorée. Ces chélates ont pour autre particularité d’avoir pour agent liant l’hydroxy analogue de méthionine, qui apporte une valorisation élevée en formulation.

L’industrie de l’alimentation animale a utilisé historiquement des sources inorganiques de sels minéraux (oxyde de zinc, sulfate de cuivre, …). En dépit d’apports élevés, la  limite de ces sources est leur capacité à couvrir des besoins liés à une génétique en progrès constant, ceci en raison d’une faible absorption intestinale elle-même en relation avec de possibles interactions négatives.

L’intérêt des chélates est précisément l’amélioration de la biodisponibilité de ces oligo-éléments. Dans ces produits, l’oligo-élément est lié chimiquement à une molécule organique, le ligand. Ainsi le nouveau composé est une molécule stable permettant l’acheminement de l’oligo-élément jusqu’à son site d’absorption intestinal sans interaction négative avec les métaux libres, l’acide phytique... La stabilité du chélate est l’une des conditions sine qua none de son efficacité.   

La digestibilité des chélates d’oligo-éléments (cuivre, zinc, manganèse, fer) en comparaison aux sels inorganiques a pu être établie, entre autre, par la mesure de l’amélioration de leur passage dans la cellule intestinale à partir du test de la métallothionéine. Il résulte de cette biodisponibilité supérieure une amélioration des performances mais aussi de la santé, du bien-être animal et de la qualité des produits.  

Globalement sur l’ensemble des espèces, les chélates montrent une amélioration sensible de l’intégrité des tissus  (peau/os), du statut  immunitaire ainsi que de la capacité de lutte contre le stress oxydatif.  

Plus spécifiquement en volaille de chair, l’utilisation des chélates s’accompagne d’une amélioration des performances et de la  qualité des carcasses avec en particulier une réduction des lésions plantaires favorable au bien-être.

  • En volailles reproductrices, l’amélioration porte sur les performances de ponte,  l’éclosabilité ainsi que la qualité de la descendance. Une meilleure minéralisation des os des poussins d’un  jour est mesurée. En pondeuse, l’amélioration est surtout sensible pour la qualité des coquilles.
  • En porc, les résultats sur truies font état d’une amélioration de la productivité par carrière avec une réduction des réformes. En particulier, on constate moins de réformes pour boiteries ou pour maladies ainsi qu’une amélioration de la qualité du porcelet au bénéfice de sa croissance en engraissement.
  • En ruminant, les améliorations portent principalement sur  l’ensemble des critères de la reproduction mais aussi sur la qualité des phanères, l’immunité active et passive, et la qualité du lait.

Pour finir,  cette meilleure biodisponibilité des chélates autorise une réduction importante des apports. Cela ouvre la voie à une réduction de l’excrétion de ces minéraux dans l’environnement pouvant atteindre 30 à 50 %, limitant ainsi les risques d’une intoxication irréversible des sols, en particulier pour les élevages de volailles sur parcours.

Sur le plan économique, pour tout système d’élevage bien conduit, le surcoût des chélates reste marginal et/ou plus que compensé par l’ensemble de ces bénéfices. 

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