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Où la valeur se perd avant que quelqu’un ne s’en aperçoive

Alycia Drwencke, Ph.D. Spécialiste des services techniques – Ruminants, Amérique du Nord

Gros plan sur les membres inférieurs et les sabots de vaches dans une étable avec un sol humide, dans une exploitation laitière.

La plupart des problèmes de boiterie ne commencent pas par une boiterie visible. 

La boiterie débute silencieusement, au niveau des tissus où se déterminent la formation de la corne du sabot et la résistance structurelle. Au moment où une vache montre clairement une préférence pour un pied, le processus biologique à l’origine de cette douleur peut s’être développé pendant des semaines, voire des mois. 

C’est ce qui rend la boiterie si coûteuse. Le cas visible n’est souvent pas le début du problème. Il s’agit plutôt du résultat d’une accumulation d’inflammation et de dommages structurels dans les membres, les articulations et les sabots. Une fois qu’une vache est identifiée comme boiteuse, sa prise en charge devient coûteuse et, dans certains cas, elle doit être réformée du troupeau. À l’échelle mondiale, la boiterie est estimée coûter à l’industrie environ 6 milliards de dollars américains par an, soit des dizaines de milliers de dollars par exploitation. 

Le sabot est un tissu vivant. Il est constitué de kératine et renforcé par du collagène et du cartilage, de manière comparable aux armatures métalliques dans le béton. Pour que cette structure reste solide, les vaches dépendent d’un équilibre adéquat en oligo-éléments, contribuant à maintenir un environnement immunitaire et oxydatif stable. Le zinc, le cuivre et le manganèse participent tous à la production de kératine en activant des enzymes à différentes étapes de la kératinisation. Lorsque l’équilibre nutritionnel ou le stress perturbe ce système, la qualité de la corne peut progressivement se détériorer. 

Visual analogy showing reinforced concrete next to collagen fibers in epithelial tissue to explain how collagen adds strength and structural integrity.Ce déclin est rarement spectaculaire. Il est progressif. 

Comme la corne du sabot pousse d’environ cinq millimètres par mois, la sole que l’on observe aujourd’hui reflète des conditions remontant à deux ou trois mois. Si des lésions apparaissent en février, le changement biologique peut avoir commencé en novembre, après de longues périodes passées debout durant l’été en raison du stress thermique ou de pratiques courantes de surdensité. Ce décalage crée un angle mort dans la gestion. Nous réagissons à la boiterie que nous voyons, alors que la cause commence souvent plus tôt. 

Les pertes économiques suivent la même progression silencieuse. La boiterie ne commence pas à coûter de l’argent au moment de la prise en charge. Elle peut débuter par une douleur structurelle légère qui modifie le comportement. Une foulée plus courte, un virage prudent sur un sol en béton ou un temps passé debout plus long après la traite peuvent ne pas affecter immédiatement la production laitière. Toutefois, ces changements peuvent augmenter la pression sur les onglons, accentuer l’inflammation et, progressivement, influencer la longévité ainsi que le risque de réforme. 

Donner la priorité aux approches qui favorisent la préventionsanté structurelle plutôt que l’intervention tardive constitue la référence. Identifier les signaux précoces est essentiel. L’observation ne nécessite pas de lever chaque sabot. La constance et l’attention portée au comportement des vaches sont essentielles. Placez-vous à la sortie de la salle de traite et observez l’ensemble du lot des vaches les plus âgées et les plus productives lorsqu’elles retournent vers leur logette. Recherchez un léger raccourcissement de la foulée arrière, une élévation réduite du sabot ou une hésitation dans les virages, autant de signes pouvant indiquer une boiterie légère. Environ soixante minutes après la traite, observez le comportement dans le parc. Y a-t-il plus de vaches debout que prévu ? Changent-elles fréquemment leur appui d’un pied à l’autre ? Lors des déplacements de groupe, le flux des animaux semble-t-il plus lent ou moins assuré ? 

La nutrition joue un rôle important dans le soutien de l’intégrité structurelle, en complément d’une gestion appropriée. Lorsque les oligo-éléments sont plus biodisponibles pour l’animal, la dureté et la résilience du sabot peuvent augmenter, ce qui peut réduire le risque de boiterie à long terme. Certaines exploitations évaluent les sources minérales, notamment les oligo-éléments chélatés tels que Chélate d’oligo-élément MINTREX® Bis-chélate d’oligo-élément, dans le cadre d’une stratégie plus large visant à promouvoir la santé des sabots. 

Si vous souhaitez être accompagné dans l’évaluation de votre stratégie actuelle de gestion de la boiterie, contactez votre représentant NOVUS local afin de discuter des stratégies nutritionnelles, de la biodisponibilité des minéraux et des techniques pratiques d’observation à la ferme. Vous pouvez également télécharger la liste de contrôle d’observation pour aider votre équipe à identifier les changements légers de mobilité avant qu’ils n’évoluent vers des cas graves et coûteux de boiterie. Des observations simples, appliquées de manière constante, peuvent protéger la santé des sabots, la productivité et la valeur à long terme du troupeau. 


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